TGV : l’alliance à part égale d’Alstom et de Siemens

TGV : l’alliance à part égale d’Alstom et de Siemens

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La société française Alstom et la société allemande Siemens ont fusionné pour donner vie à « Siemens Alstom ». Siemens entre en effet au capital d’Alstom pour une part de 50%. Ainsi, l’Etat français ne sera plus un actionnaire du groupe. Siemens Alstom devient le numéro 2 mondial de la fabrication de matériel ferroviaire et le numéro 1 de la signalisation. La TGV devient alors franco-allemand. Cet accord prévoit par ailleurs que Siemens montera à plus de 50,5% au bout de 4 ans.

Quel est l’objectif économique de cette alliance ?

Le nouveau groupe Siemens Alstom sera implanté en région parisienne et côté à la Bourse de Paris. Siemens obtiendra la moitié du capital d’Alstom en échange de ses activités ferroviaires. Le PDG d’Alstom Henri Poupart-Lafarge, après la fusion, gardera sa place à la tête du groupe. Le conseil d’administration pour sa part sera composé du PDG, de 6 administrateurs désignés par Siemens et de 4 administrateurs indépendants. Auparavant, l’Etat français était actionnaire d’Alstom par le biais d’actions prêtées par Bouygues. Dorénavant, l’Etat ne sera plus actionnaire au sein du nouveau groupe et mettra fin à ce prêt de titres. Ce rapprochement entre l’Elysée et la chancellerie a une dimension à la fois politique et économique. Il a été mis en place pour concurrencer le géant chinois CRRC qui pousse la porte de l’Europe.

Quel est le rapprochement politique de cette alliance ?

En effet, cette alliance n’est pas purement économique. Elle est également très politique dans le cadre où Emmanuel Macron a toujours montré depuis son élection son envie de se rapprocher de l’Allemagne. Cette alliance est alors un premier pas menant vers cette union. Si Siemens et Alstom étaient de vrais concurrents auparavant, ils ont décidé de s’unir pour témoigner ce partenariat entre la France et l’Allemagne. Toutefois, ce projet n’inspire pas vraiment les élus Front de gauche de l’Île-de-France. Ces derniers pensent que l’Allemagne rachète la France et que le TGV Alstom fonce droit dans le mur. Quoi qu’il en soit, il faut attendre les années passer pour voir les résultats de ce contrat entre Alstom et Siemens.

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